Manoir fortifié de Champaigue

Ce domaine est connu dans les textes médiévaux sous les noms de Champinesgue ou Chamesgue, et avant tout pour avoir été un couvent dans lequel ont été enterrés de nombreux seigneurs de Bourbon. La seigneurie de Champaigue en était distincte. Il s'agissait d'un des sept bastions de la ceinture défendant les approches de Souvigny. 

En 1301, Arnould des Noës, seigneur de Thianges, fait aveu de sa propriété de Champaigue. Il est issu d'une famille bourgeoise de Souvigny qui, à la suite de nombreux services rendus à la famille de Bourbon et notamment des prêts d'argent, a été anoblie.

Le bâtiment semble dater du XIIIème ou du XIVème siècle et n'est à l'origine, qu'un simple donjon flanqué d'une tour carrée où se loge l'escalier. Il était probablement entouré de douves qu'un pont-levis enjambait.

En 1350, Jeanne des Noës épouse Jehan de Troussebois. C'est à cette époque que le domaine prend sa configuration en triangle fermée autour d'une cour. Deux ailes sont accolées au donjon. L'une d'elle, au Nord, est constituée d'une courtine et rejoint une tour ronde de défense, transformée plus tard en pigeonnier.

Au XIXème et XXème siècles, les bâtiments sont en partie démolis et remaniés, mais le plan d'ensemble est conservé ; seule subsiste la tour de défense. Certains experts pensent qu'elle daterait du XIème 

En 1919, Pierre Soucachet, grand-père du propriétaire actuel, Bruno Soucachet achète le domaine. Il devient maire de Marigny entre 1944 et 1956.