Eglise de Marigny
La paroisse de Marigny, qui dépend de l'ancien diocèse de Bourges, se trouve à l'époque médiévale dans la châtellenie de Bourbon l'Archambault.
HISTORIQUE DE L'EGLISE
L'église primitive a disparu à la fin du XIème siècle pour faire place à l'église actuelle. Elle est dédiée dans un premier temps à Saint Martin et à Sainte Radegonde, pour être ensuite placée sous le vocable de Saint-Pourçain. Elle dépend alors de la cure du prieuré bénédictin de Souvigny.
En 1097, lors de son passage à Souvigny, le pape Urbain II confirme par une bulle, la possession de l'église à Bernard, quatrième prieur de Souvigny. Cette possession fut confirmée une seconde fois, le 20 février 1152, par une bulle du pape Eugène III.
Fermée à la révolution, elle fut rendue au culte en 1852 et classée Monument Historique par arrêté du 5 août 1919.
ASPECT EXTÉRIEUR
L'église actuelle est construite en grès gris de Bourbon, en grès rouge et en calcaire à phryganes. Elle se composait à l'origine d'une nef à charpente apparente, flanquée au Sud d'un clocher carré, du chœur et d'une abside.
Le clocher carré à deux étages comprend sur chaque face, au 1er étage, trois arcs aveugles portés par des colonnettes et des pilastres d’angle ; au second étage, trois baies plus étroites séparées par des colonnes jumelles.
La porte trilobée est percée dans le pignon de façade et encadrée d'un avant-corps surmonté d'un glacis porté par huit corbeaux à têtes d'hommes ou d'animaux.
Trois archivoltes moulurées retombent sur un pied droit pour la plus extérieure, et les deux autres, sur des colonnes à base romane et aux chapiteaux ornés de feuillages et de têtes grossièrement sculptées.
DESCRIPTION INTÉRIEURE
La forme allongée et étroite de l'église, sans transept, avec un chœur plus étroit que la nef, n'est pas sans rappeler les églises rurales du Berry.
La nef actuelle est partagée de chaque côté en trois travées et demi. Ces arcatures, construites lors du XIIIème siècle, avaient pour but de renforcer les murs de la nef lorsqu'elle fut voûtée en berceau brisé.
La travée du choeur, couverte d'un berceau brisé, s'ouvre sur la nef par un arc triomphal en plein cintre et plus large en haut qu'en bas.
Les chapelles latérales s'ouvrent sur le chœur par des arcs brisés, percés postérieurement. Dans la chapelle Nord se trouvent des peintures.
La statue ayant le plus grand intérêt est celle de Sainte Madeleine en grès d'Apremont de 80 cm de hauteur et datant du XVème siècle. Elle a été retrouvée dans un champ voisin de l'église qui servait alors de cimetière, la statue tient dans ses mains un vase à parfum.
Parmi les vitraux, on retrouve sur deux d'entre eux la représentation de Saint Pierre et de Saint Paul.











